saint emilion les vignes

Tout savoir sur les vins de France : Les secrets de Saint-Émilion

L’AOC SAINT-ÉMILION

« Témoignage d’un passionné. »

Sur la rive droite de la Dordogne, Saint-Émilion et son vignoble sont des hauts-lieux où souffle l’esprit. La France entière et une bonne partie du monde civilisé en sont témoins. La « grande » petite cité – que l’on nous pardonne cette antinomie – connaît chaque année une animation cosmopolite qui se manifeste depuis des temps fort anciens.

En effet, Camille Jullian (historien, philologue et épigraphiste français)  affirme déjà, dans son Histoire des Gaules, que Saint-Émilion était une des étapes rituelles du voyage à Compostelle. Une foule pieuse et bigarée emplissait l’église monolithe. Une vitalité et une spiritualité extraordianaires débordaient de ces rues étroites, de ces maisons à encorbellements, et la foi dans un monde fraternel prenait son essor de toutes les tours, accompagné des joyeuses volées de cloches et de solennels appels de trompettes.

À Saint-Émilion, on sent palpiter le coeur tumultueux de notre histoire. Ça et là, au hasard de la promenade, on se trouve subitement en face d’une vision étrangement fraîche du passé, que ce soit devant la Tour du Roi ou la Grotte des Girondins. Mais il n’y a pas que les pierres qui parlent sur cette acropole où viennent communier, dans les hautes traditions, tous les amis de la vigne et du vin; ce sont aussi des voix humaines et vigoureuses qui s’y élèvent pour témoigner éloquement des siècles disparus.

beausejour saint emilion

Aujourd’hui comme hier, la vigne et le vin sont la raison de vivre , cause bonheur et sujet de souffrance, parfois, pour les peuples vignerons des huits communes constituant l’appellation : Saint-Émilion, Saint-Laurent-des-Combes, Saint-Hippolyte, Saint-Christophe-des-Bardes, Saint-Étienne-de-Lysse, Saint-Sulpice-de-Faleyrens, Saint-Pey-D’armens et Vignonet. La superficie de l’appellation atteint 4500 hectares.

De notre temps, comme le faisait Henri d’Andeli (écrivain français) au XIe siècle, les poètes glorifient le Saint-Émilion, vin puissant et noble. De notre temps, comme le fit Louis XIV en 1650, il est permis de comparer le Saint-Émilion au nectar des Dieux. Car il n’y a pas que la ville de pierres qui soit immuable. Aussi anciennement connus que les vins de Graves, les vins de Saint-Émilion continuent, sans aucun artifice de vinification, leur carrière royale. Lorsque les années ont brisé les autres et n’ont plus laissé, dans les bouteilles, qu’une eau sans goût et dans couleur, c’est alors que le Saint-Émilion développe toutes ses richesseses et tous ses parfums. « Le vin de Saint-Émilion, écrit Victor Rendu, a du corps, une belle couleur, une sève agréable, de la générosité et un bouquet tout particulier qu’on trouve surtout dans les meilleurs quartiers de ce vignoble distingué. Le bon vin de Saint-Émilion, après les premières années, doit avoir une couleur foncée, brillante et veloutée et un cachet d’amertume qui flatte le palais. Il faut, en outre, qu’il ait du corps, ce qui ne l’empêche pas de devenir plus tard très coulant. Après six mois de bouteille, il gagne considérablement en finesse, mais il n’est dans toute sa perfection qu’à compter de six à dix ans.

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