Grands vins du Medoc et Haut Medoc

Les vins du Médoc : présentation de la région et des grands Châteaux

Les grands vins du Médoc

Aujourd’hui la Maison de Barsac vous présente les Grands Vins de la superbe région du Médoc. 

En 1855, déjà, un fervent Médocain, M. Saint-Amant, pouvait écrire : « Le Médoc a l’air riche et somptueux: Il l’est et ne l’est pas. Une grande année y répand l’abondance; mais cette année n’arrive que tous ou quatre ans. Les autres années ont peine peine à couvrir les frais; ceux-ci sont beaucoup trop considérables sur les grands domaines où l’on parle sans cesse de les restreindre sans prendre jamais aucune mesure dans ce sens. Le propriétaire d’un Grand Cru du Médoc ne doit pas avoir là toute sa fortune, tout au plus la moitié, afin de supporter les frais et d’être le maître d’attendre le moment favorable pour vendre ses vins. Le revenu des vignes est précaire et inégal. On doit tenir pareil domaine comme accessoire et s’en faire honneur. » 

Or, il y a un siècle, c’était l’apogée des Grands Vins de Bordeaux. Que n’écrirait donc pas, aujourd’hui M. Saint-Amand sur l’admirable vocation d’une région noble entre les nobles ? 

On comprend que l’époque où M. Saint-Amand définissait la viticulture médocaine ait été, aussi, celle du célèbre « classement ». De l’idée de « paroisse » (datant de 1755) on passait à l’idée de « château » pour constater une double évolution du vignoble: évolution technique avec la pratique de la « mise » au château; évolution économique avec une meilleure exploitation du Médoc grâce aux capitaux de négoce. En 1855, la viticulture médocaine s’engageait dans la voie d’un véritable humanisme. Un grand vigneron médocain nous en a donné la preuve naguère. Il nous ouvrit son « livre de raisoné. C’était le trésor d’une longue expérience artisanale. Certes, on n’y trouvait guère de trace des événements qui, au cours du siècle, ont bouleversé la planète: guerres, révolutions ou génocides. Ce que notre vénérable avait noté, avec une exactitude passionnée, était peut-être plus important. Il s’agissait de la création de ce chef-d’oeuvre: une illustre bouteille. Rien que de courtes observations, des dates, des chiffres. Mais ces notations avaient une allure homérique, le ton d’une épopée sans cesse enroulée et déroulée au rythme des saisons et des travaux. Le patriarche avait relevé, pour les générations futures, la douceur d’un matin, la fraîcheur d’un soir, le temps mis par un char pour venir de la vigne au chai, le chant du premier coucou ou le vol de ces merles symboliques attachés à la légende du domaine.

Nous devons bien différencier le Haut-Médoc au sud et le Bas-Médoc au nord, qui constitue l’appellation Médocen elle-même. Le Médoc profite d’une incroyable situation géographique et d’un sous-sol unique, croupes graveleuses qui offrent ensuite des superbes vins.

 

Un classement pour les vins du Médoc ?

Le Médoc n’a pas obtenu dans le classement de 1855 de crus classés, ni de « Bourgeois Supérieurs ». Il compte seulement des crus « Bourgeois », mais en nombre et jouissant souvent d’une cote supérieure à leur position dans la hiérarchie médocaine. onze communes possèdent de ces crus 3 Bourgeois : Saint-Germain-d’Esteuil, Ordonnac-et-Potensac, Saint-Yzans, Couquèques, Blaignan, Saint-Christoly-de-Médoc, Bégadan, Lesparre, Valeyrac, Civrac et Prignac.

 

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Et un classement pour les meilleurs vins du Haut-Médoc ?

Les vins de Margaux
 

Le Haut-Médoc comporte plusieurs sous-appellations mondialement connues et qui comptent parmi les plus beaux fleurons de la couronne bordelaise. Au milieu d’elles, Margaux brille comme un rubis royal. De tout temps, quelques paroisses voisines bénéficièrent de sa très ancienne renommée. Aujourd’hui, quatres communes, outre celle de Margaux, ont droit à l’appellation qui renferme ainsi les vignobles de Cantenac, Soussanc, Arsac et Labarde.  Le Château Margaux, dont la noblesse n’a d’égale que celle des souvenirs historiques se rattachant à ce domaine et à la magnifique demeure du même nom, est un « Premier Cru Classé ». L’appellation Margaux, dans son ensemble, produit un grand vin, parfois très grand, corsé, fin et élégant. Sa réputation universelle de haute qualité est jalousement protégée.


Les vins de Saint-Julien

« Passants, vous entre dans l’antique et célèbre cru de Saint-Julien, saluez… » Telle est la fière inscription que l’on peut lire à l’orée de la commune de Saint-Julien-Beychevelle. Elle s’applique maintenant à un vignoble admirable, une des plus riches dépendances du Haut-Médoc. Mais elle se réfère à la coutume des marins de baisser la voile, en signe de respect, devant ce fameux Château de Beychevelle où demeurait, jadis, le duc d’Epernon, Grand Amiral de France –pour en savoir plus-. Des autres vins fameux du Haut-Médoc, le Saint-Julien se distingue par sa belle robe pourpre, une grande sève, du moelleux. Plus corsé que le Margaux, moins puissant que le Pauillac, il se fait recconaître aussi par un bouquet très personnel qui se développe rapidement.


Les vins de Pauillac

Située à environ cinquante km de Bordeaux, Pauillac est la plus importante des communes viticoles du Médoc. Il reste le vin le plus puissant du Médoc. Les grandes années lui confèrent des caractéristiques pouvant surprendre si on le déguste avant le vieillissement qui développera ses charmes incomparables. Mais un Pauillac, même trop jeune, même astringent, ravit les palais exercés. Ce vin promet toujours et n’a jamais menti.


Les vins de Saint-Estèphe

L’appelation Saint-Estèphe est uniquement réservée aux crus provenant de la commune portant ce nom et qui est, d’ailleurs, une des plus grandes du Médoc. Les Saint-Estèphe sont bouquetés, délicats, moelleux et d’une belle distinction. Ce terroir, graveleux à fond d’alios, compte cinq crus classés dont deux seconds, de nombreux « Bourgeois » avec toute une suite de crus « artisans » et « paysans. 

Notre sélection de grands crus du Médoc & Haut-Médoc


► CLOS MANOU 2010

Medoc 
90/100 Robert Parker


► CHÂTEAU SOCIANDO MALLET 2000

Haut-Médoc 

92/100 Robert Parker


► CHÂTEAU CAMENSAC 1988

Haut-Médoc

5ème Grand Cru Classé


► CHÂTEAU BELGRAVE 1982 – EN MAGNUM

Haut-Médoc

5ème Grand Cru Classé 

Magnum


► CHÂTEAU PALMER 2005

Margaux 

97/100 Robert Parker


► CHÂTEAU MARGAUX 2004

Margaux

94/100 Robert Parker 


► CHÂTEAU LAFITE ROTHSCHILD 1950

Pauillac 

92/100 Robert Parker


Reportage sur les vins du Médoc